Mnémosyne // ANNULÉ

projet photographique et performatif

pluridisciplinaire
#danse
#arts visuels

en avril

©BLANDINE SOULAGE

Mnémosyne pour dire la mémoire d’un monde : celui du chorégraphe et plasticien Josef Nadj. Trente ans après la création de sa première pièce, ce dernier nous offre une œuvre globale, associant projet photographique et performance scénique.

Tout au long de son parcours, l’artiste - formé aux Beaux-Arts de Budapest - n’a jamais cessé de photographier. En se réappropriant cette pratique menée en parallèle de son travail chorégraphique, Josef Nadj puise dans sa propre mémoire pour élargir, une nouvelle fois, son horizon créatif. Virage artistique ou retour aux sources ?


Pour Mnémosyne, il a conçu une vaste exposition photographique, un véritable écrin constellé d’images au sein duquel il se met en scène – entre jeu, danse et performance – au plus près de son public.

 

Soit un petit espace clos et sombre, une camera oscura en attente. Le visiteur y devient spectateur voire regardeur. Dans l’intimité de ce cabinet où s’animent quelques curiosités, Josef Nadj livre une brève performance d’une rare densité : chaque mouvement, chaque action, chaque instant résonne avec son parcours, personnel et artistique. Et l’on songe alors que dans le titre « Mnémosyne », on entend le mot « Ménines »… A l’instar du chef-d’œuvre de Vélasquez, Mnémosyne contient une multiplicité de regards qui ne cessent de se nourrir.

 

Autour de ce dispositif activé le temps de la performance, Josef Nadj a conçu une exposition photographique foisonnante. Chacun des clichés accrochés aux abords de la boîte raconte une histoire, à appréhender comme un spectacle suspendu. Chaque image recèle une mémoire en soi, connue de l’artiste seul : s’y côtoient des objets trouvés retenus pour leur puissance suggestive, des références patrimoniales qui ne cessent de l’inspirer et toutes sortes de souvenirs. Ces clichés suggèrent, parallèlement à la brièveté de la performance, un rapport au temps qui s’étire sur plusieurs années, de la recherche des formes à la composition des images, du choix de la technique à la prise de vue effective.

 

Hommage personnel et transversal à l’Atlas demeuré inachevé de l’historien d’art allemand Aby Warburg, Mnémosyne s’apparente à une œuvre d’art totale, à la fois installation, performance et exposition, dont il reste pour chacun une image, ultime, qui interroge à la fois notre regard et notre mémoire : qu’avons-nous vu ?

 

Marylène Malbert, entretien avec Josef Nadj



Mnémosyne, l'exposition

l'exposition est ouverte du mardi au samedi entre 14h et 18h30

gratuit, en accès libre


vernissage le 9 avril à 20h30

pour une visite guidée avec Josef Nadj, merci de réserver un créneau horaire ici


Mnémosyne, la performance

tout public, déconseillée aux moins de 12 ans

durée 20min

tarif 5, 9 ou 12€ (au choix, sans condition)

réservation conseillée (nombre de places très limité)

  • distribution

    PERFORMANCE

    conception & interprétation Josef Nadj

    lumières Rémi Nicolas

    construction décor et régie générale Sylvain Blocquaux

    musiques Peter Vogel, Emmanuelle Tat


    EXPOSITION

    photographie & vidéo Josef Nadj

    collaboration artistique photographies & vidéo Szabolcs Dudás

    lumières & conception des cimaises Rémi Nicolas

    encadrement Jean-Pierre Haie | Atelier Demi-Teinte

    régie générale Sylvain Blocquaux

  • production

    coproduction Biennale de la danse de Lyon 2018 • Centre Chorégraphique National (Orléans) • La Filature Scène nationale (Mulhouse) • Le CENTQUATRE (Paris)


    soutiens Ministère de la Culture – Direction générale de la création artistique – Délégation à la danse Région Île-de-France La Villette (Paris)  Résidence Sainte-Cécile (Orléans)


    Josef Nadj est artiste en résidence au CENTQUATRE-Paris et lauréat du programme de résidences internationales de la Ville de Paris aux Récollets


     création Biennale de la Danse de Lyon – Musée des Beaux-Arts, 22 septembre 2018

  • artistes et compagnies

  • presse

    « [...] les petits mondes de Josef Nadj ont toujours quelque chose d'enchanteur, avec leurs corps d'automates sortis d'un film d'animation tchèque de l'entre-deux-guerres ou d'un labyrinthe de Kafka. En particulier cet univers-là, celui de Mnémosyne, dont le cadre vintage semble avoir été inventé pour que ce grand chorégraphe aux gigantesques cernes l'habite de sa stature. » – Libération (+)


    « Dans sa chambre noire, Mnémosyne, fable hypnotique d’une vingtaine de minutes, condense des motifs creusés au poinçon dans l’œuvre de Josef Nadj. Le chorégraphe décrit ce solo comme un “autoportrait”. » – Le Monde (+)


    Josef Nadj: " Je suis habité par quelque chose qui me pousse vers ces endroits, vers la scène", Par les temps qui courent — France Culture (avril 2019)