arpentage

« Désirer la violence » de Chloé Thibaud

Arpentage avec Peuple & Culture

MER. 09 DÉC.

#littérature

    ©Julio Pendilhe

Depuis les contes et dessins animés de notre enfance jusqu’aux films, séries et chansons qui peuplent notre imaginaire d’adolescent·e, on nous apprend à désirer l’archétype du bad boy, à rêver des scénarios balisés des comédies romantiques et d’un amour passionnel ou encore à espérer secrètement vivre l’expérience du baiser « volé ». En mettant au jour les liens entre représentations culturelles, normes sociales, rapports entre les genres et violences sexistes et sexuelles, Chloé Thibaud nous invite à regarder autrement les récits que nous consommons et les scénarios amoureux qu’ils contribuent à normaliser. Que nous apprennent-ils à désirer ? Que nous poussent-il à trouver acceptable ? Et comment ces histoires participent-elles à façonner notre manière d’aimer et d’être aimé·e ?


Cette réflexion entre directement en résonance avec le spectacle Le Mauvais Sort. Dans les ruines d’un monde en catastrophe, Céline Champinot installe un cabaret où quatre figures archétypales du pouvoir — un policier, une journaliste, un docteur et une chanteuse vedette — rejouent, avec humour et démesure, les symptômes de nos passions amoureuses. Les fantômes de nos récits familiers affleurent, les rôles vacillent et les certitudes se fissurent. En mettant en scène ces archétypes jusqu’à leur effondrement, le spectacle s’attache à purger les images et les passions qui façonnent nos imaginaires pour mieux déplacer notre regard.


Le spectacle et l’ouvrage partagent ainsi une même traversée des archétypes : ceux qui peuplent nos fictions, mais aussi ceux qui organisent, parfois à notre insu, nos façons d’aimer et de nous représenter le monde. Cet arpentage sera l’occasion de mettre en regard ces deux démarches et de questionner collectivement les mécanismes de l’amour, les récits qui les nourrissent et ce qui contribue à normaliser certains comportements plutôt que d’autres. Car déconstruire les scénarios que nous avons appris à désirer, ce n’est pas renoncer au désir ou à l’amour : c’est peut-être ouvrir un espace pour en imaginer d’autres. En croisant les analyses de Chloé Thibaud avec les situations, les figures et les imaginaires du Mauvais Sort, les participant·es seront invité·es à faire émerger de nouveaux scénarios possibles et de nouvelles manières d’être au monde.



L’arpentage est une méthode de découverte collective d’un ouvrage. Chacun·e lit une partie du livre, puis les participant·es mettent en commun leurs réflexions. Il est recommandé de ne pas lire le livre avant l’atelier : l’équipe des Métallos se charge d’en apporter un exemplaire, ainsi que des boissons et quelques douceurs, pour un moment de lecture et de partage convivial.

↪︎ En savoir plus sur la méthode d’arpentage ici


 

Depuis les contes et dessins animés de notre enfance jusqu’aux films, séries et chansons qui peuplent notre imaginaire d’adolescent·e, on nous apprend à désirer l’archétype du bad boy, à rêver des scénarios balisés des comédies romantiques et d’un amour passionnel ou encore à espérer secrètement vivre l’expérience du baiser « volé ». En mettant au jour les liens entre représentations culturelles, normes sociales, rapports entre les genres et violences sexistes et sexuelles, Chloé Thibaud nous invite à regarder autrement les récits que nous consommons et les scénarios amoureux qu’ils contribuent à normaliser. Que nous apprennent-ils à désirer ? Que nous poussent-il à trouver acceptable ? Et comment ces histoires participent-elles à façonner notre manière d’aimer et d’être aimé·e ?


Cette réflexion entre directement en résonance avec le spectacle Le Mauvais Sort. Dans les ruines d’un monde en catastrophe, Céline Champinot installe un cabaret où quatre figures archétypales du pouvoir — un policier, une journaliste, un docteur et une chanteuse vedette — rejouent, avec humour et démesure, les symptômes de nos passions amoureuses. Les fantômes de nos récits familiers affleurent, les rôles vacillent et les certitudes se fissurent. En mettant en scène ces archétypes jusqu’à leur effondrement, le spectacle s’attache à purger les images et les passions qui façonnent nos imaginaires pour mieux déplacer notre regard.


Le spectacle et l’ouvrage partagent ainsi une même traversée des archétypes : ceux qui peuplent nos fictions, mais aussi ceux qui organisent, parfois à notre insu, nos façons d’aimer et de nous représenter le monde. Cet arpentage sera l’occasion de mettre en regard ces deux démarches et de questionner collectivement les mécanismes de l’amour, les récits qui les nourrissent et ce qui contribue à normaliser certains comportements plutôt que d’autres. Car déconstruire les scénarios que nous avons appris à désirer, ce n’est pas renoncer au désir ou à l’amour : c’est peut-être ouvrir un espace pour en imaginer d’autres. En croisant les analyses de Chloé Thibaud avec les situations, les figures et les imaginaires du Mauvais Sort, les participant·es seront invité·es à faire émerger de nouveaux scénarios possibles et de nouvelles manières d’être au monde.



L’arpentage est une méthode de découverte collective d’un ouvrage. Chacun·e lit une partie du livre, puis les participant·es mettent en commun leurs réflexions. Il est recommandé de ne pas lire le livre avant l’atelier : l’équipe des Métallos se charge d’en apporter un exemplaire, ainsi que des boissons et quelques douceurs, pour un moment de lecture et de partage convivial.

↪︎ En savoir plus sur la méthode d’arpentage ici


 

    distribution

    un arpentage mené par l'association Peuple & Culture

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