Sur cette scène de fin du monde, un policier, une journaliste, un docteur et une chanteuse vedette enchaînent sketchs burlesques, chansons d’amour, tours de magie et stripteases. Ces quatre figures archétypales du pouvoir, à la fois familières et grotesques, rejouent les symptômes de nos passions amoureuses jusqu’à l’effondrement intime. Car ce sont bien ces élans du cœur — dans leur forme la plus éperdue — qui sont au centre de ce rituel biblico-pop. Le désir irrépressible comme contre-sort lancé à un ordre du monde obsédé par le contrôle des corps et des imaginaires. L’amour passionnel dans toute sa puissance subversive, capable de désorganiser les rôles, de faire trembler les hiérarchies et fissurer les structures de domination occidentales.
Dans ce cabaret des cœur brisés, où affleurent les fantômes de nos récits amoureux, Céline Champinot ne cherche pas tant à conjurer les passions qu’à en éprouver toute la portée, pour mieux déplacer notre regard. Et si, dans cet effondrement, se logeait une possibilité inattendue — celle de voir apparaître d’autres manières d’être au monde ?
la presse en parle
« Céline Champinot nous entraîne dans ce yoyo propre à l’état amoureux, dans ses excès et ses grands écarts. Entre la tragédie et la farce, le ridicule et le romantisme, elle invente une forme chaotique et mouvante qui jamais ne s’enlise dans une scène ou une situation, jamais ne se complait dans une émotion. Tout en revirements et changements de ton, Le Mauvais Sort nous joue des tours et invente des rituels expiatoires pour purger nos peines de cœur, et faire de nos expériences amoureuses malheureuses le terreau d’un carnaval jovial et irrévérencieux. »
— Sceneweb, Marie Plantin (12/12/2025) 
« Le mauvais sort s’en prend aux mots/maux comme on prendrait à la gorge (ou pour leur faire rendre gorge). Il ne théorise ni ne dialectise mais remue ses osselets dans un geste magique. [...] Le magistral quartet du Mauvais Sort brasse le contemporain comme une mise en bière carnavalesque, avec force inversions et transgressions symboliques. La jubilation extrême du jeu les sauve, et nous avec. »
— Un Fauteuil pour l'orchestre, Nicolas Thevenot (12/01/2026) 
« Dans cette atmosphère de l’étrange, tout repose sur les quatre artistes à qui la metteuse en scène confie son cabaret. Zakary Bairi, Anaïs Gournay, Cléa Laizé et Julien Villa sont les garants d’une partition de jeu complexe, dont chacun s’empare haut la main. Tour à tour victime et bourreau, objet de haine et de désir, ils livrent une interprétation joliment nuancée, dont les curseurs s’adaptent avec justesse au fil de la représentation. »