Transversari met en scène un homme dont le corps n’est plus capable d’être au monde comme il l’était. Réfugié derrière des écrans, la vie rythmée par les gestes du quotidien, il finit par se confondre avec les images qui le traversent.
Transversari s’articule autour de la présence d’un homme qui passe son temps à regarder des écrans, se perdre à travers les images qui le traversent. Incarnée par le danseur Lorenzo De Angelis, cette figure en suspens choisit de s’extraire de la société, incapable d’assumer les rôles qu’il est censé y tenir. Petit à petit, il passe de l’autre côté du miroir, habité par les images, personnages et fictions qui défilent devant lui. Le mouvement lui offre alors la possibilité de se réapproprier son corps en incorporant les images, modèles et normes qui le traversent, pour mieux arriver à les dépasser.
Transversari est la forme passive du verbe transversare (être traversé par), mot latin à l’origine du verbe traverser : « traverser », « être traversé par », deux mouvements à l’œuvre tout au long de la pièce, telle une injonction à dépasser les rôles qui nous sont assignés, éprouver notre capacité à épouser des contours différents.
la presse en parle
« Entre danse et théâtre visuel de geste, il est impossible de donner une étiquette à cette œuvre splendide magistralement bien pensée et dont le sens et la dramaturgie sont le reflet du monde du XXIe siècle. » – Danser Canal Historique (+)
« Absolument dans son temps, Transversari est un spectacle tout public, visible dès 8/9 ans. Il permettra d’ouvrir les réflexions sur ce que le confinement provoque à chacun. La pièce n’a étonnamment pas été pensée pendant la première vague. » – Toute la culture (+)
« Cette expérience de l’ultra-moderne solitude augmentée, Vincent Thomasset la livre sous la forme d’une performance, aussi fascinante qu’exigeante. A la lisière, comme souvent, du théâtre et de la danse, à mi-chemin entre ces deux arts dont il sait tirer, et conjuguer, le meilleur, le metteur en scène et chorégraphe s’attache à mettre au premier plan ce qui, habituellement, est relégué au dernier, oublié, négligé, voire méprisé, ces mouvements qui agitent et traversent le corps, y compris dans les aspects les plus triviaux de l’existence. Brillamment interprété par Lorenzo De Angelis, cette expérimentation a cela de sublime qu’elle se passe presque totalement de mots pour dire bien des maux. » – Sceneweb (+)
« Pendant plus d’une heure, Lorenzo De Angelis, époustouflant, semble traversé par mille identités, passant de l’une à l’autre en un éclair. » – La Terrasse (+)
& aussi...
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Vincent Thomasset: « C’est le corps qui parle », Transfuge (janv. 2022)


