20 mai 2015
Concert  /  Performance  /  Projection

Good Bye Schlöndorff

Wael Koudaih
  • Good Bye Schlöndorff – Correspondances sonores d’une guerre falsifiée est conçu par Wael Koudaih, alias Rayess Bek, auteur, compositeur et interprète libanais, représentant majeur du rap et du slam au Proche-Orient. Ici, il mêle lettres intimes, mélodies acidulées interprétées live aux machines en compagnie de Yann Pittard à l’oud, et des extraits du film Le Faussaire du cinéaste Volker Schlöndorff. Pour réaliser son film dans le Beyrouth déchiré des années 80, Schlöndorff avait réussi le pari fou de suspendre la guerre le temps d’un tournage dans un quartier de Beyrouth. Toutes les factions se prêtent au jeu, et les figurants jouent leur propre rôle… En parallèle, d’authentiques lettres intimes enregistrées sur des cassettes et retrouvées par Wael Koudaih, racontent la guerre, la vraie. On assiste à une « opération chirurgicale » sonore et visuelle où les musiciens déconstruisent et reconstruisent chaque instant de cette terrible époque.

  • conception Wael Koudaih
    composition et interprétation Wael Koudaih (machines, voix), Yann Pittard (oud)
    ingénieur son Ludovic Joyeux
    ingénieur lumière Alexandre Vincent
    diffusion Sébastien Lepotvin
    communication Orevo production, Véronique Godé
    coproduction MuCEM – Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, Arab Fund for Arts and Culture, Arcadi, Aide aux musiques innovatrices, Al Mawred Al Thaqafy, La Ferme de Bel Ebat, Young Arab Theatre Fund, Ville de Gyuancourt
    en partenariat avec la compagnie 4120.Corps et le Beirut Art Center
    avec le soutien d’Arcadi d’Île-de-France

  • mercredi 20 mai → 20h
    durée 50min
    à partir de 12 ans
    tarif spectacle

     

Dans le cadre de

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Musique

Musiques impliquées

Comme en septembre dernier, la Maison des métallos vous invite pendant une semaine à découvrir des musiciens qui impliquent leur art dans des réalités humaines fortes. Du mariage entre personnes du même sexe à la guerre du Liban, du quotidien des mères dans les parloirs des prisons à celui de la jeunesse d’une ville industrielle en décrépitude, ils inscrivent leur création dans le monde et ses malaises. Il ne s’agit pas de posture d’artistes en mal d’inspiration, mais de nécessité pour eux d’interroger le réel, de témoigner par le sensible, de partager joies et peines de gens ordinaires souvent pris en otage par l’histoire… Chanson, musique électro, rap, opéra : la palette est large mais l’engagement est le même.