Amala Dianor ouvre ce programme avec son son solo iconique, Man Rec. La seconde partie de soirée réunit Marion Alzieu et Mwendwa Marchand. Sur une composition d’Awir Leon, M&M s’intéresse aux complémentarités des deux interprètes que tout semble séparer. En introduction de chaque représentation, découvrez deux courts-métrages issus de la collection CinéDanse, produite par Grégoire Korganow et Amala Dianor, sublimant le lien entre image et mouvement.
MAN REC (25min)
Man Rec signifie « seulement moi » en wolof, langue la plus parlée au Sénégal, dont Amala Dianor est originaire. Cette nouvelle création, chorégraphiée et interprétée par Amala, propose un dialogue entre ses origines multiples, des danses urbaines à la danse contemporaine en passant par les danses africaines, qu’il conjugue au singulier. Le point de départ de Man Rec est la nature complexe de l’individu son identité, le rapport à l’autre et à la société.
Dans une proposition franche utilisant les énergies de toutes ces danses qui l’ont accompagnées, Amala explore les « moi » multiples qui se dévoilent de manière brute, qui s’effacent les uns après les autres et qui laissent la place à cet autre moi face à lui-même et debout devant toi.
M&M (30min)
Pour le duo inédit M&M, sa nouvelle création, Marion Alzieu et Mwendwa Marchand mêlent les ondulations syncopées du dancehall et l’excellente fluidité de la danse contemporaine tout en mettant en jeu leurs histoires de corps, tout en énergie et en émotion. Amala Dianor ne s’arrête pas aux virtuosités bien accomplies mais préfère chercher dans les interstices, inspiré par la musique électro soul d’Awir Leon.
« Deux artistes au féminin avec des singularités artistiques très éloignées partagent un espace scénique pour se rapprocher, s’interroger et peut être se compléter dans les interstices laissés disponibles. L’une, Marion Alzieu, est danseuse contemporaine avec une solide technique académique et tonique. L’autre, Mwendwa Marchand, dialogue avec le dancehall, culture urbaine qui vient de Jamaïque, et ses propres codes basés sur la musique riddim et sur le principe de la répétition.
Malgré leurs différences apparentes, ces deux styles de danse trouvent une harmonie surprenante lorsqu’ils partagent un même espace scénique. La danse contemporaine apporte une structure rigoureuse, une précision qui contraste magnifiquement avec l’énergie brute et la spontanéité du dancehall. Les mouvements fluides et abstraits de la danse contemporaine se marient parfaitement avec les rythmes syncopés et les ondulations du dancehall, créant un dialogue visuel et musical captivant.
Dans cette fusion de styles, chaque danseuse met en jeu sa propre histoire, sa propre identité, enrichissant ainsi la performance d’une multitude de perspectives. Marion apporte une profondeur émotionnelle et une sophistication technique à la chorégraphie, tandis que les Mwendwa injecte une énergie contagieuse et une sensualité enivrante dans chaque mouvement. Et tandis que Marion et Mwendwa explorent les contours de cette union improbable entre leurs virtuosités, elles révèlent la puissance transformative de la danse, capable de créer des espaces de rencontre qui, une fois ouverts, se propagent à l’infini. »
Les spectacles seront précédés de court-métrages de la collection CinéDanse
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NIOUN REC – Cinédanse #0 (9min)
Des danses urbaines à la danse contemporaine en passant par les danses africaines, le chorégraphe Amala Dianor se saisit de la Villa Savoye et fait fusionner les styles ! A l’occasion de cette collaboration avec le plasticien Grégoire Korganow, Amala Dianor adapte la chorégraphie de Man Rec (« Moi seulement » en wolof) et la transpose en Nioun Rec (« Nous seulement »), première création d’une série de films de danse intitulée Ciné-Danse.
Accompagné de la danseuse Nangaline Gomis, le chorégraphe offre une création unique dans la Villa Savoye, icône d’une architecture nouvelle et moderne construite par Le Corbusier.
Filmé à la Villa Savoye le 26 et 27 janvier 2021 dans le cadre du Festival Monuments en mouvement #5
A MILLION OTHER DAYS – Cinédanse #6 (4min)
« Pour ce clip a short dance solo, nous nous sommes inspirés de la chanson qui traite d’une rupture amoureuse. Nous avons cherché à saisir de manière directe la vulnérabilité de ce moment où se mêlent regrets, tristesse et renouvellement des désirs. Quoi mieux pour saisir cet état qu’un geste de cinéma essentiel : le plan séquence.
Nous voulions explorer la possibilité d’entrer en lien avec le mouvement et la musique sans aucun artifice, de saisir l’intensité de l’interprète comme si le filmeur était lui-même danseur. Rattraper le réel donc, et le fixer mais avec ce supplément d’âme, cette intensité de l’instant. « Caméra-corps » dirigée par le chorégraphe, il s’agit pour le filmeur de trouver une tension, et de maintenir la bonne distance, en temps réel afin de réintroduire le danger du vivant dans le film, la fragilité des corps et de l’instant ».
Grégoire Korganow
Filmé at l’Atelier de Paris / CDCN en novembre 2022
la presse en parle
M&M
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« Amala Dianor combine à merveille le talent des deux interprètes et fait la démonstration suivante : que la complémentarité est plus que nécessaire dans notre monde, qu’elle est fondatrice d’énergie et de belles émotions. »
— Ouverts aux publics, Laurent Bourbousson (02 juill. 2024) 
« on assite alors à un déferlement de gestes précis, ciselés, sans hésitation, parfaitement exécutés. »
— Inferno, Emmanuel Serafini (03 juill. 2024) 
« L’écriture reste hip-hop, elles viennent chercher leurs pieds avec le plat de leur main, cassent les nuques, mais elles s’éloignent de l’exercice urbain. Amala va ici encore plus dans le contemporain. Il offre à Mwendwa Marchand la chance de briller dans d’autres tessitures. On sent chez elle les ballroooms et la danse indienne. Elle danse comme on dévore un repas quand on crève de faim, elle avale la scène. Sa fluidité s’empare de chacun de ses muscles dans un bassin mobile qui vous envahit. Cela résonne parfaitement avec les lignes plus contemporaines de Marion Alzieu. »
— Cult.news, Amélie Blaustein-Niddam (03 juill. 2024) 
« Le duo, qui parfois vire au duel, propose tout ce qu’on aime de la danse : la singularité des deux interprètes, sublimée par leur connexion, mêle élégance et détermination, sensibilité et technique. Sourire en coin à chaque regard qui se croise, M et M proposent un duo d’une grande beauté [...]. »
— La Terrasse, Louise Chevillard (03 juill. 2024) 
« Ce qui est en jeu ici, et « jeu » est le juste mot pour qualifier ce face à face plus qu’un corps à corps, c’est l’intelligence avec laquelle les trois protagonistes (le chorégraphe et les deux danseuses) questionnent la notion de « place ». « Ce que je voulais c’est que chacune puisse combler l’espace laissé par l’autre », précise Amala Dianor. [...] cette question essentielle est au cœur de la philosophie du chorégraphe qui donne à voir, dans M & M, comment être « l’une et l’autre », comment vivre ensemble en n’étant « pas pareilles ». Ces deux déesses vont créer, définir, repousser les limites de l’espace privé et celui qui doit être partagé. »
— L'Œil d'Olivier, Brigitte Hernandez (04 juill. 2024) 
« Le chorégraphe a créé un fabuleux "face-à-face" pour ses danseuses Marion Alzieu et Mwendwa Marchand. » — L'Œil d'Olivier (04 juill. 2024)
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À lire : interview — Amala Dianor, décidément enchanteur… 
Man Rec
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« Du hip- hop planant, doux, à peine audible tant il surfe léger au-dessus du sol, pèse poids plume sans pour autant manquer de chair. Du hip- hop ample qui ne se contente pas de torpiller sur place, mais voyage dans l’espace. (…) Une combinatoire chorégraphique magique qui fait respirer la scène et irradie de sérénité. »
— Le Monde, Rosita Boisseau (22 mars 2018) 
« Unique et fluide, la danse d’Amala Dianor mélange effectivement les genres, puisant son énergie dans des influences africaines, street dance et contemporaines. A l’image de sa vie. (…) Avec Man Rec (2014), le chorégraphe s’essaye à l’exercice périlleux du solo. En résulte une pièce sobre et poétique, aperçu sincère de sa recherche gestuelle. »
— Télérama, Belinda Mathieu (22 mars 2017) 
« Dans Man Rec, tout en élégance, il est en tension avant de s'incurver en battements de cœur portés vers le ciel. Il multiplie les microgestes de pieds que le sol démange et les mouvements pivots des genoux à terre, sur lesquels le corps tourne, les bras en tension de grande lance diagonale et les pointes inattendues qui procurent une finition classique à sa danse urbaine. Il dit de cette pièce qu'elle fourmille d'emprunts à ses pairs, les Tunisiens Hafiz Dhaou et Aïcha M'Barek ou Emmanuel Gat, pour ne citer qu'eux. Il nous dira, à la toute fin de sa prestation, que la danse africaine passe dans l'inconscient du corps. »
