arpentage

« L’envers du monde » d’Emilia Roig

Arpentage avec Peuple & Culture

MER. 26 MAI

#littérature

    ©Julio Pendilhe

Le racisme, le sexisme, les rapports de classe et d’autres formes de domination ne fonctionnent pas séparément : ils s’entrecroisent, se renforcent et structurent nos vies, nos institutions et nos histoires. Alors, comment ces oppressions se matérialisent-elles au quotidien ? Comment passent-elles du vécu individuel aux systèmes qui organisent la société ? Et surtout, par où commencer pour les défaire ensemble ?


À partir de sa propre expérience, Emilia Roig explore dans L’envers du monde la manière dont les différentes formes d’oppression s’articulent et se consolident mutuellement. En s’appuyant sur les travaux de bell hooks, Gayatri Spivak ou encore Boaventura de Sousa Santos, elle analyse les discriminations à travers leurs dimensions individuelle, institutionnelle, structurelle et historique. L’ouvrage met en lumière les schémas d’oppression producteurs de discriminations (féminisme, racisme, identités de genre, etc.) et identifie des « pierres angulaires » pour y mettre fin, en insistant notamment sur la nécessité d’une plus grande empathie les un·es envers les autres.


Cette réflexion fait directement écho à AYOUB, dernière création de Marina Otero avec Ibrahim Ibnou Goush, où l’intime devient politique et où l’amour est confronté à l’Histoire. Tout commence par un projet de sauvetage mutuel : Marina part à Tanger avec l’idée de « secourir » un homme en l’épousant et en lui offrant des papiers et une vie en Europe. Mais la rencontre avec Ayoub fait exploser cette idée abstraite de salut : l’autofiction laisse place à une dénonciation sociale radicale, où se jouent colonialisme, privilèges de passeport, illusions de réparation et culpabilité. En nommant son spectacle AYOUB — prénom très répandu dans le monde islamique et porté par des centaines d’enfants tués à Gaza —, Marina Otero fait de cette histoire intime le symbole d’une tragédie collective, exposant sur scène un exemple concret des dynamiques décrites dans le livre d’Emilia Roig. 


Cet arpentage sera l’occasion d’approfondir, collectivement, la réflexion engagée par le spectacle : comment les oppressions se croisent-elles dans nos vies ? Que révèlent ces mécanismes de nos biais blancs et dominants ? Et comment, à partir de récits comme celui d’AYOUB et d’analyses comme celles d’Emilia Roig, penser et combattre ensemble ces dominations ? Ensemble, les participant·es mettront en regard les analyses du livre et les situations de la pièce, partageront leurs interprétations et questionneront les liens entre expérience individuelle et systèmes d’oppression.



L’arpentage est une méthode de découverte collective d’un ouvrage. Chacun·e lit une partie du livre, puis les participant·es mettent en commun leurs réflexions. Il est recommandé de ne pas lire le livre avant l’atelier : l’équipe des Métallos se charge d’en apporter un exemplaire, ainsi que des boissons et quelques douceurs, pour un moment de lecture et de partage convivial.

↪︎ En savoir plus sur la méthode d’arpentage ici


 


Le racisme, le sexisme, les rapports de classe et d’autres formes de domination ne fonctionnent pas séparément : ils s’entrecroisent, se renforcent et structurent nos vies, nos institutions et nos histoires. Alors, comment ces oppressions se matérialisent-elles au quotidien ? Comment passent-elles du vécu individuel aux systèmes qui organisent la société ? Et surtout, par où commencer pour les défaire ensemble ?


À partir de sa propre expérience, Emilia Roig explore dans L’envers du monde la manière dont les différentes formes d’oppression s’articulent et se consolident mutuellement. En s’appuyant sur les travaux de bell hooks, Gayatri Spivak ou encore Boaventura de Sousa Santos, elle analyse les discriminations à travers leurs dimensions individuelle, institutionnelle, structurelle et historique. L’ouvrage met en lumière les schémas d’oppression producteurs de discriminations (féminisme, racisme, identités de genre, etc.) et identifie des « pierres angulaires » pour y mettre fin, en insistant notamment sur la nécessité d’une plus grande empathie les un·es envers les autres.


Cette réflexion fait directement écho à AYOUB, dernière création de Marina Otero avec Ibrahim Ibnou Goush, où l’intime devient politique et où l’amour est confronté à l’Histoire. Tout commence par un projet de sauvetage mutuel : Marina part à Tanger avec l’idée de « secourir » un homme en l’épousant et en lui offrant des papiers et une vie en Europe. Mais la rencontre avec Ayoub fait exploser cette idée abstraite de salut : l’autofiction laisse place à une dénonciation sociale radicale, où se jouent colonialisme, privilèges de passeport, illusions de réparation et culpabilité. En nommant son spectacle AYOUB — prénom très répandu dans le monde islamique et porté par des centaines d’enfants tués à Gaza —, Marina Otero fait de cette histoire intime le symbole d’une tragédie collective, exposant sur scène un exemple concret des dynamiques décrites dans le livre d’Emilia Roig. 


Cet arpentage sera l’occasion d’approfondir, collectivement, la réflexion engagée par le spectacle : comment les oppressions se croisent-elles dans nos vies ? Que révèlent ces mécanismes de nos biais blancs et dominants ? Et comment, à partir de récits comme celui d’AYOUB et d’analyses comme celles d’Emilia Roig, penser et combattre ensemble ces dominations ? Ensemble, les participant·es mettront en regard les analyses du livre et les situations de la pièce, partageront leurs interprétations et questionneront les liens entre expérience individuelle et systèmes d’oppression.



L’arpentage est une méthode de découverte collective d’un ouvrage. Chacun·e lit une partie du livre, puis les participant·es mettent en commun leurs réflexions. Il est recommandé de ne pas lire le livre avant l’atelier : l’équipe des Métallos se charge d’en apporter un exemplaire, ainsi que des boissons et quelques douceurs, pour un moment de lecture et de partage convivial.

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    distribution

    un arpentage mené par l'association Peuple & Culture

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