Imaginez que les mères, les grandes sœurs, les retraité·es, les travailleur·euses de l’aide à domicile et du nettoyage fassent grève : si toutes celles et ceux qui prennent soin des autres au quotidien s’arrêtent, le monde s’arrête.
En s'appuyant sur de nombreux témoignages, Mathilde Blézat rend justice aux travailleur·euses de l'ombre qui effectuent chaque jour toutes ces tâches domestiques, de soin, d’éducation par lesquelles nous faisons société. Pour que ce labeur, effectué gratuitement ou mal rémunéré, soit reconnu à sa juste valeur et mieux partagé, elle propose des outils concrets, forgés au sein du collectif La Syndicale, qui défend un syndicalisme de la vie quotidienne. Elle livre ainsi un manifeste au souffle communicatif qui rend à chacun·e, dans l'intimité du foyer ou dans la mobilisation collective, son pouvoir d'agir.
En s’appuyant sur de nombreux témoignages, l’autrice rend justice aux « travailleur·euses de l’ombre » et propose des outils concrets pour organiser la riposte : arrêts de travail domestique, fiches pratiques pour mener des actions, pistes pour un code du travail non rémunéré, stratégies pour préparer des grèves féministes. En plaidant pour la reconnaissance de nos interdépendances, Si on s’arrête, le monde s’arrête ouvre un horizon politique de justice sociale et de réorganisation radicale de nos priorités.
Mathilde Blézat est journaliste et autrice spécialisée dans les sujets d’éducation, de l’autodéfense féministe et du handicap. Elle a participé à l’écriture du manuel Notre corps, nous mêmes (Hors d’atteinte, 2020) et publié Pour l’autodéfense féministe (Éditions de la dernière lettre, 2022).