À travers ses livres, ses recherches et ses récits, Michèle Audin a contribué à dessiner un portrait collectif et vivant de la Commune, en donnant voix à celles et ceux que l’Histoire avait souvent laissés dans l’ombre.
Parce qu’écrire l’histoire de la Commune, c’est aussi raconter un certain Paris – populaire, insurgé, solidaire –, cette soirée rappellera combien l’écriture de Michèle Audin continue d’éclairer le présent, en ravivant la puissance d’un passé fait de luttes et d’espérances partagées.
« À supposer que vous ne sachiez rien, vraiment rien, sur la Commune de Paris, eh bien je vous dirais que Jules Vallès, qui a participé, de tout son cœur et de toutes ses forces, à cet événement, car c’en fut un, l’a résumé en trois mots: la défaite, la révolte, le massacre, et que cela confirme que c’était un grand écrivain et, écrivant ces mots je m’arrêterais pour vous dire que la Commune fut un mouvement vraiment populaire, au point que la plupart de ses protagonistes en sont restés des inconnus, et je vous conseillerais d’aller regarder la chronologie. » — Michèle Audin
Michèle Audin (1954–2025) était mathématicienne, historienne et autrice. Membre de l’Oulipo, elle explorait dans son travail d’écriture les liens entre la science, l’histoire et la littérature. Passionnée par la Commune de Paris, elle a animé le blog macommunedeparis.com et écrit plusieurs ouvrages sur le sujet, dont La semaine sanglante (2021) et Eugène Varlin, ouvrier relieur 1839-1871 (2019). En 2020, elle publie C’est la nuit surtout que le combat devient furieux, un ensemble de lettres d'Alix Payen (1842-1903), ambulancière pendant la Commune.