Les mythologies du monde nous définissent comme des êtres humains magiques et faillibles. Nikola Tesla l’est aussi : mystique, traversé, fragile, obsessionnel, lumineux, sombre, phobique, secret, ostentatoire, poétique...
Cette œuvre - conçue comme un rituel à mi-chemin entre l’écriture contemporaine et l’improvisation - possède un répertoire en constante évolution, débarrassé des artifices de la mise en scène, avec la musique et le langage comme seuls vaisseaux pour l’imaginaire.
Le livret qui l’accompagne - écrit dans les sept langues que parlait Nikola Tesla - tente de dessiner la figure rêvée de ce Prométhée des temps modernes qui alluma le monde. Il s’appuie notamment sur des éléments biographiques afin de faire apparaître la couleur - le râga - de ce personnage aussi énigmatique que fantasmé.
*râga : terme sanskrit signifiant littéralement coloration, qui sert à désigner ces modes musicaux dont la raison d'être est d'imprégner l'esprit du musicien et de ses auditeurs d'une des huit émotions fondamentales rāsa définies par la poésie sanskrite.
