Dix ans après sa création, le Collectif OS’O reprend Timon/Titus et confronte cette fresque familiale à l’actualité brûlante de la dette, qu’elle soit morale ou financière. Inspiré par l’essai de David Graeber, Dette : 5000 ans d’histoire, et par deux tragédies de Shakespeare – Timon d’Athènes et Titus Andronicus –, le spectacle mêle scènes de famille, affrontements politiques et éclats burlesques.
À travers des scénarios multiples et des échanges vifs, Timon/Titus questionne la place de la dette dans nos vies et la violence qu’elle engendre sur les corps et les rêves qu’elle brise. Le tout porté par l’humour grinçant et l’énergie collective qui font la signature d’OS’O, pour un théâtre exigeant et populaire où l’intime et le politique s’entrelacent joyeusement.
la presse en parle
« Vous devez aller voir ce spectacle. Aucun conditionnel n'est possible. C'est brillant, intelligent, inventif. Du théâtre comme on l'aime qui s'appuie sur l'étymologie, la métaphore, l'analogie, les ruptures. »
— Ouest France (14 octobre 2017) 
« OS'O s'est inspiré des personnages inventés par Shakespeare pour Titus Andronicus et Timon d'Athènes pour nous surprendre de bout en bout. Une réflexion politico-ethnologique documentée sur la question de la dette (de sang, de sous) y dialogue par à-coups avec une hilarante comédie de boulevard. Ainsi trois registres de jeu sont-ils tissés de manière fine, défendus sur scène par des acteurs à l'unisson d'une énergie fulgurante. »
— Télérama, Emmanuelle Bouchez (16 juin 2015) 
« Inspirée non seulement de deux violentes et folles tragédies shakespeariennes, Titus Andronicus (1593) et Timon d’Athènes (1607), mais aussi de l’ouvrage de l’anthropologue et militant anarchiste américain David Graeber Dette, 5000 ans d’histoire, cette insolite et brillante saga scénique brasse avec maestria idées et situations extravagantes, réflexions décapantes et psy- chologie familiale à l’arrachée. Il fallait le faire. Embrasser à la fois sous les formes conjuguées du stand up, du récit épique, de la chronique familiale et du plateau-débat, presque télévisé, l’interrogation, grave et complexe, sur ce que l’on doit à la société, à l’Histoire, à soi-même et aux siens. Dette morale, financière, politique et familiale. Quel ambitieux programme, poétique et politique ! »
— Télérama, Fabienne Pascaud (24 juin 2015) 
« Ils croient dans les forces du théâtre, ils veulent titiller les spectateurs, « mettre l’humain » au centre de tout ce qu’ils font et c’est ce qui se passe dans Timon/Titus . [...] La vie des personnages de la famille et ceux de Shakespeare, se frôlent, se redoublent, se confondent dans une sorte de jeu de rôles qui finit par se prendre goulument les pieds dans le tapis shakespearien : on s’entretue comme dans Titus Andronicus à une vitesse telle que le tragique en devient burlesque. Chacun finit par se découvrir, dans tous les sens du verbe. »
— Le Blog de Mediapart, Jean-Pierre Thibaudat (31 mai 2015) 
« Il est rare de voir l’économie ainsi disséquée, avec un mélange de théâtre élisabéthain, de comique de répétition et de grand guignol. Le Collectif OS’O n’a peur de rien. Il s’invente. »
— Sud Ouest, Joël Raffier (17 décembre 2014) 

