Ils imaginent saint François parmi les invisibles d’un parking, la nuit de Noël. Avec Pierre et son accordéon, ils montent un petit spectacle, espérant récolter quelques pièces pour payer le loyer. Autour d’eux gravitent Job le manutentionnaire, Joseph l’africain, et d’autres figures cabossées, échos contemporains du saint d’Assise : que deviendrait-il, né aujourd’hui, sinon l’un de ces marginaux ?
Avec poésie et humour, Ascanio Celestini et David Murgia donnent voix à celles et ceux que la société laisse à la marge, interrogeant la place des exclu·es et la force de la solidarité. RUMBA offre un théâtre de narration dépouillé, vibrant d’humanité, où miracles et survie se jouent loin des regards. Un conte moderne, drôle et bouleversant, qui nous invite à regarder autrement celles et ceux que l’on ne regarde plus.
la presse en parle
« Le duo Celestini-Murgia réussit à mêler simplement forme et fond pour évoquer un sujet trop rare au théâtre. »
— Télérama (TT), Kilian Orain (2026) 
« Ascanio Celestini ne pare sa pièce d’aucun effet inutile et se tient à distance de toute prétention moralisatrice. Son geste artistique est aussi délicat qu’il se révèle finalement puissant et politique, aussi parce que la forme qu’il lui donne rejoint comme une évidence le propos qu’il développe. Rares sont les spectacles qui vous attrapent dès les premières secondes pour ne plus jamais vous lâcher. C’est le cas de Rumba. »
— Coups d’Œil, Peter Avondo (2026) 
« C’est réalisé, démontré avec une réelle maestria qui vous emporte dans un tourbillon dont on ne saurait sortir tout à fait indemne, effet évidemment recherché. Le vertige guette. Alors que déjà la simple énonciation du terme de rumba – et ses différentes acceptions avec leurs rythmes à quatre temps vous avaient emporté jusqu’à l’étourdissement. Ensemble, Ascanio Celestini et David Murgia créent un style reconnaissable en tous. »
— Frictions, Jean-Pierre Han (2026) 
« Entre théâtre de tréteaux et music-hall povera, Rumba est en accord formel avec son propos : raconter les vies d’un peuple des bas-fonds. Et plutôt qu’en monologue, le récit de David Murgia sonne comme une polyphonie, tant les vies multiples convoquées s’entrechoquent, résonnent, se font écho. »
— Sceneweb, Caroline Châtelet (2026) 
« En passant par la voie du conte, et de digression en digression, ce spectacle merveilleusement interprété, sensible et généreux, offre un regard d’une brûlante lucidité sur notre présent. »
— La Vie, Hugues Le Tanneur (2026) 
« La fougue, l'énergie vertigineuse et une parole qui semble chevaucher parfois un cheval fou sont les armes que David Murgia possède pour emporter le public dans l'imaginaire du texte d'Ascanio Celestini. »
— La Revue du Spectacle, Bruno Fougniès (2026) 
« Les récits se croisent, s’entrechoquent et échangent entre eux grâce à une performance d’une grande intensité de Murgia. Et puis, dans ce théâtre dépouillé, ce sont bien les mots qui résonnent avec le plus de force. Rumba, c’est avant tout un texte, un verbe dont le rythme, la poésie et la finesse ne peuvent que nous laisser admiratifs. Les contes réalistes de Celestini sont bouleversants et prennent toute leur place dans cet espace à la mise en scène presque inexistante. »
« Dans un décor minimaliste pour laisser toute le place au récit, accompagné d’un accordéoniste, David Murgia monologue avec une justesse et une force impressionnantes, le but étant de « faire des images avec des mots », dit-il. [...] Passant du comique au tragique, maniant de la répétition avec art, poussant même la chansonnette en italien, il ressuscite les précaires, les laissés-pour-compte de la société et du capitalisme. »
— Le Suricate, Didier Beclard (2025) 
« Arme redoutable que cette parole en acte qui transforme l’enfer en paradis, le cauchemar en rêve, la pauvreté en richesse, la solitude en communauté. Opération poétique par excellence qui fait du dénuement, de la dépossession la plus totale, la chance d’un retournement complet, de l’enfermement, une liberté infinie. Parole anticapitaliste. »