Le projet actuel

La Maison des métallos est un établissement culturel de la Ville de Paris soutenu par la Région Île-de-France dans le cadre du dispositif de la permanence artistique. L’ambition du lieu est d’allier exigence artistique et préoccupations sociétales. Création, programmation et pratique artistiques, formes participatives, expressions urbaines, rencontres et débats, pratique numérique et relation au tissu social constituent les fondamentaux du projet. Cette diversité entrant en résonance avec celle, si vivante, de Belleville Ménilmontant et quartiers environnants !

 

Écoutez une présentation sonore de la Maison des métallos par son directeur, Philippe Mourrat, réalisée par Judith Soussan pour l'émission L'Humeur vagabonde de Kathleen Evin sur France Inter en mars 2012 lors de la sortie en salle du film "Notre Monde" de Thomas Lacoste tourné aux Métallos.

 

Proposer une programmation pluridisciplinaire

Théâtre, arts visuels, arts numériques, danse, cultures urbaines, slam, musique, cinéma de fiction et documentaire, littérature, poésie, etc. : toutes les formes de création se côtoient à la Maison des métallos. Ces formes artistiques se répondent à travers une programmation qui valorise des questions de fond qui traversent la société contemporaine. En adjoignant aux formes artistiques des temps forts de débats et rencontres publiques, la Maison des métallos privilégie une approche diversifiée des sujets de société.

 

Développer les pratiques culturelles

Un travail de médiation constant vise à accompagner la découverte de formes contemporaines et à diversifier les publics. La Maison des métallos propose également des projets portés par des artistes qui impliquent les publics dans le processus même de création. Des ateliers originaux de pratique artistique, souvent intergénérationnels, sont aussi proposés sous forme de stages, notamment pendant les vacances scolaires.

 

Diffuser connaissances et savoirs auprès du plus grand nombre

En s’associant à des médias, en intégrant des réseaux de réflexion et de recherches, en multipliant les partenariats avec des éditeurs, la Maison des métallos met en place de nombreux débats et rencontres publiques sur des questions d’actualité ou d’histoire avec l’éclairage de grands intellectuels tels que Florence Aubenas, Noam Chomsky, Boris Cyrulnik, Marie Desplechin, Caroline Fourest, Édouard Glissant, Susan George, Françoise Héritier, Patrice Meyer-Bisch, Edgar Morin, Gérard Noiriel, Thomas Piketty, Elias Sanbar, Jean Ziegler, Cédric Villani, Marie-Josée Mondzain, Régis Debray…

 

S’ouvrir sur le quartier

La Maison des métallos s’appuie sur des structures relais du quartier comme les centres sociaux et développe des liens de proximité avec les habitants : rencontres et petites formes spectaculaires hors les murs chez nos partenaires, invitations privilégiées à des spectacles et des débats avec les artistes, ateliers de disciplines artistiques « urbaines » en direction des adolescents, séances mensuelles de cinéma pour les publics en alphabétisation, projets artistiques participatifs comme la récolte de la mémoire d’habitants, etc. Elle s’enracine ainsi progressivement dans le tissu social local et se nourrit en retour de la diversité de ses publics.

 

Promouvoir les nouvelles technologies

À travers des ateliers et des temps forts intégrant toutes les formes de création numérique (arts visuels, œuvres interactives, spectacles, musiques, etc.), la Maison des métallos développe à l’année un chantier numérique qui vise notamment à créer des liens entre cette création et les questions de cohésion sociale. La pratique artistique de ces outils numériques (sons, images et réseaux) peut être le lieu d’une réappropriation de soi, de son monde hyper technologique et de sa parole. Rendre à ces téléphones portables, à ces outils de composition à tout faire, à ces faux-amis si nombreux, à ces images facilement tournées un souffle poétique et une liberté. En bref : ramener le corps et l’imagination à l’intérieur de ces mécanismes froids. Ces écrans deviendront alors les passeurs d’une société nouvelle encore inconnue, nous rendant alors notre pouvoir sur nos choix. Construire ainsi notre individu dont on aime à nous faire croire qu’il est  fatalement absorbable dans ce monde numérique. L’ère numérique ne pourrait être qu’illusion de liberté ? de savoir ? de réseaux amicaux ? de paroles citoyennes ? Le Chantier numérique de la Maison des métallos souhaite remettre de l’artistique, cet écart poétique au cœur du développement des nouvelles technologies.