26 avril 2014
Projection  /  Rencontre

Nuits sans sommeil

Film d'Éliane Raheb
  • Des milliers de personnes ont disparu pendant la guerre qui a ravagé le Liban de 1975 à 1990. 3 000 ? 17 000 ? Les chiffres sont controversés mais qu’importe le nombre. La découverte de fosses communes ravive épisodiquement la douleur des proches qui réclament en vain aux autorités des investigations pour déterminer l’identité des morts. Motifs officiels opposés aux familles : la peur de voir renaître une guerre civile et la nécessité de tourner la page. Comment tourner une page qui n’est pas écrite ? Soudain, en 2000, alors que le silence et l’amnistie avaient presque réussi à enterrer l’histoire, un ancien milicien, Assaad, éprouve le besoin de se confesser publiquement. Dans Nuits sans sommeil, Éliane Raheb filme la rencontre d’Assaad et de Maryam, une mère inconsolable et opiniâtre qui espère obtenir de lui des nouvelles de son fils disparu. En l’absence de tout mécanisme étatique de recherche de la vérité ou de réconciliation, que peuvent espérer ces personnages bien réels ?

    projection suivie d’une rencontre avec la réalisatrice et Alia Aoun, présidente de l’association Avocats et Juristes pour le Liban (Paris) partenaire de cette soirée

    avec le soutien de l’Institut français du Liban

  • film d’Éliane Raheb (Liban-Palestine, 2012, 128 min, VOST)

     

  • samedi 26 avril > 16h
    entrée libre, réservation conseillée

Dans le cadre de

Théâtre

Une semaine sur la réparation

Guerre d’Algérie – Guerre civile libanaise – Génocide rwandais
L’unanime condamnation de la shoah n’a en rien empêché le retour des crimes de masse. De cette fin de siècle meurtrière nos générations héritent de blessures encore ouvertes, de traces profondes, d’obsédantes questions sans réponses. La réparation, l’une des fonctions fondatrices de la Justice dans nos démocraties, est loin d’être à l’œuvre dans tous ces cas. Elle semble pourtant être la condition incontournable de l’apaisement psychologique collectif et individuel, moral et politique qui pourrait contribuer à un monde moins cruel, à un possible vivre-ensemble.
La Maison des métallos, avec ses partenaires, a choisi de braquer le projecteur, qu’il soit de théâtre ou de cinéma, sur cette question aussi cruciale que  délicate et de proposer échange et discussion.

 

comment tourner une page qui n'est pas écrite ?