25 avril 2014
Projection  /  Rencontre

Bruxelles-Kigali

Film de Marie-France Collard

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© Marie-France Collard

  • En novembre 2009, la cour d’assises de Bruxelles, jugeait Ephrem Nkezabera, banquier et dirigeant des milices extrémistes hutu interahamwe, fer de lance du génocide des Tutsi et du massacre des opposants politiques hutu au Rwanda en 1994. Marie-France Collard, collaboratrice artistique de Jacques Delcuvellerie sur la pièce Rwanda 94 et réalisatrice, a pu exceptionnellement en filmer les débats. À la lumière de ceux-ci, des rescapés et proches de victimes s’expriment sur leur ressenti 15 ans après le génocide, avec ces questions : au-delà de la souffrance qui ne s’éteindra jamais, le deuil est-il possible ? Et où en sont la réparation et la justice alors qu’en France, s’ouvre enfin en ce mois de février 2014 le procès contre Pascal Simbikangwa, l’ancien chef du service central des renseignements rwandais, premier présumé génocidaire a être jugé par la cour d’assises de Paris pour complicité ?

    projection suivie d’une rencontre avec la réalisatrice, Alain Gauthier, président du Collectif des parties civiles pour le Rwanda dans le procès français et Dafroza Mukarumongi, témoin dans le film

    avec le soutien du Groupov

  • film de Marie-France Collard
    (Belgique – France, 2009, 118 min)

  • vendredi 25 avril > 19h
    entrée libre, réservation conseillée

Dans le cadre de

Théâtre

Une semaine sur la réparation

Guerre d’Algérie – Guerre civile libanaise – Génocide rwandais
L’unanime condamnation de la shoah n’a en rien empêché le retour des crimes de masse. De cette fin de siècle meurtrière nos générations héritent de blessures encore ouvertes, de traces profondes, d’obsédantes questions sans réponses. La réparation, l’une des fonctions fondatrices de la Justice dans nos démocraties, est loin d’être à l’œuvre dans tous ces cas. Elle semble pourtant être la condition incontournable de l’apaisement psychologique collectif et individuel, moral et politique qui pourrait contribuer à un monde moins cruel, à un possible vivre-ensemble.
La Maison des métallos, avec ses partenaires, a choisi de braquer le projecteur, qu’il soit de théâtre ou de cinéma, sur cette question aussi cruciale que  délicate et de proposer échange et discussion.

 

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